mutation-digitale-Reconstruction du Corridor Douala-Bangui

Une délégation de l’institution financière internationale a échangé à propos hier mercredi, avec le ministre des Travaux publics.

Une délégation de l’institution financière internationale a échangé à propos hier mercredi, avec le ministre des Travaux publics.

Par Hermine Mekou

Il ressort des échanges entre une délégation de la Banque mondiale (Bm), conduite par le directeur de la division région Afrique de l’Ouest et du Centre, Anne-Cécile Souhaid, et le ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi, tenus hier, 10 juin 2026 à Yaoundé, que toutes les conditions préliminaires ont été satisfaites par le Cameroun, pour solliciter les ressources nécessaires pour la reconstruction des axes du corridor Douala-Bangui.

Il s’agit d’un financement de plus de 400 millions de dollars qui est ainsi sollicité auprès de la Banque mondiale, pour la reconstruction du Corridor Douala-Bangui. Le projet concerne le tronçon Yaoundé-Edéa (164 km) et l’entretien confortatif de la route Yaoundé-Ayos-Bonis-Garoua Boulaï (575 km environ). Sa préparation est achevée depuis le 18 mai dernier. Anne-Cécile Souhaid a exprimé sa satisfaction au regard du processus de préparation et a précisé que le dossier sera présenté auprès des hautes instances de la Banque mondiale le 12 juin prochain. Et que le projet suscite déjà l’intérêt d’autres pays de la sous-région, à l’instar du Gabon, de la Guinée Equatoriale et de la République Centrafricaine. A travers ce nouveau financement sollicité, la Banque mondiale entend ainsi contribuer de manière significative, à la relance économique et à l’industrialisation de la sous-région Afrique centrale. Il convient, en outre, de préciser que pour ce projet, d’autres partenaires financiers du Cameroun ont manifesté leur intérêt et vont accompagner le pays dans le projet. Outre le passage au Conseil d’administration le 12 juin prochain, les acquisitions anticipées sont également prévues, avec les appels d’offres qui seront bientôt lancés.

Conçu comme un programme pluriannuel mis en œuvre en plusieurs phases, ce projet structurant vise à renforcer les échanges entre le Cameroun et la République Centrafricaine, tout en améliorant la compétitivité du principal corridor économique de la sous-région. La République Centrafricaine bénéficiera également d’un financement de 90 millions de dollars, tandis qu’un appui spécifique sera accordé à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) pour accompagner les actions d’intégration régionale et la préparation des phases ultérieures du programme.

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