mutation-digitale-Cimfig et Socadel sommees de trouver des solutions palliatives

C’est la substance d’une résolution à l’issue d’une concertation entre ces deux entreprises et les autorités administratives, le 8 juin dernier à Figuil. Par Jacques Kaldaoussa Depuis la survenue des perturbations dans la fourniture de l’énergie électrique il y a quelques mois, la Cimenterie de Figuil (Cimfig) a mis fin à la production du ciment […]

C’est la substance d’une résolution à l’issue d’une concertation entre ces deux entreprises et les autorités administratives, le 8 juin dernier à Figuil.

Par Jacques Kaldaoussa

Depuis la survenue des perturbations dans la fourniture de l’énergie électrique il y a quelques mois, la Cimenterie de Figuil (Cimfig) a mis fin à la production du ciment le 4 juin 2026. Un communiqué signé du top management de l’entreprise au lendemain ce cet arrêt donne les raisons de la situation tout en rassurant, à sa manière, les clients sur les mesures palliatives. Et pour se faire une idée plus claire de la situation sur le site, le préfet du département du Mayo-Louti a dépêché son premier adjoint, Mohamadou Abbo, à l’usine de Figuil le 8 juin dernier.

Suite à l’arrêt temporaire de la production de ciment à l’usine Cimfig, une délégation officielle, conduite par le Premier adjoint préfectoral de Guider, Mohamadou Abbo, sur instruction du préfet du Mayo-Louti, s’est rendue sur le site ce 8 juin 2026 afin d’évaluer la situation et de trouver des solutions pour un retour rapide à la normale. Au cours de la séance de travail tripartite Cimfig-Socadel-administration sur fond d’explications et d’échanges, le directeur d’usine de Cimfig, Pierre Paul Étienne Mbarga a fait remarquer à ses hôtes que la structure nécessite une puissance minimale de 5,5 Mégawatts pour fonctionner, mais le déficit énergétique actuel l’oblige à utiliser des groupes électrogènes limités à 2,2 Mégawatts. D’où l’arrêt des machines. Pour le représentant de la Société camerounaise d’électricité (Socadel), cette crise énergétique, indépendante de sa bonne volonté à satisfaire les consommateurs, découle d’une baisse critique du niveau d’eau au barrage de Lagdo, forçant un effacement temporaire des clients industriels sur le Réseau interconnecté nord (Rin).

Si d’aventure Cimfig maintient sa décision d’arrêter la production autant que vont durer les délestages, les conséquences économiques et sociales vont continuer à se durcir. L’on redoute, entre autres, l’arrêt de la chaîne de production du ciment et d’exploitation de la carrière de Bidzar, la suspension de près de 200 emplois directs, menaçant l’ensemble du personnel, les tensions sur le marché local avec la raréfaction du ciment et le renchérissement de son prix, les demandes de remboursement des clients et le risque de dépôt de l’usine au regard des engagements bancaires contactés.

À l’issue de cette séance de travail, qui a réuni les autorités administratives et locales, les forces de l’ordre et les représentants des consommateurs, l’autorité administrative a exhorté la Cimfig et la Socadel à collaborer étroitement pour mettre en œuvre des solutions palliatives urgentes afin de dissiper les inquiétudes des consommateurs.